Pourquoi j'ai pivoté

Pourquoi j’ai pivoté

Temps de lecture estimé : 8 minutes

Les articles de ce thème “DevCo“, vous permettent de découvrir qui je suis, en tant que fondatrice de DevCo, d’où je viens, quelles sont mes valeurs etc.


Cette série d’articles vous permet de suivre des bilans d’expériences dans l’aventure entrepreneuriale de DevCo.


Cet article explique plus en détail la raison du pivot de mon activité, que j’avais commencé à aborder dans l’article où je détaille mon parcours professionnel – voir le chapitre intitulé « Le pivot » -.


Sur ce précédent article, j’y ai donné les raisons de mon pivot, sur le fond de mon activité. Quelle était mon activité avant. Quelle nouvelle offre je propose désormais. Etant donné que j’ai reçu pas mal de questions sur les raisons, plus sur la forme de mon pivot, je vous en dis plus sur ce billet de blog.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voulais faire un point sur ce qu’est un pivot. En entrepreneuriat, un pivot désigne le fait de changer son business model et / ou son offre.

Dans le cadre de mon expérience, il s’agit d’un changement de l’ensemble de ces éléments, un changement en profondeur qui a affecté aussi bien mon offre, que ma cible, et d’autres éléments structurants.


Bref retour en arrière

En 2018, après un bilan de compétences, qui a clôturé, et éclairé, plusieurs années de questionnements, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

A ce moment-là, j’avais une expérience de 13 années de salariat. Et en parallèle 2 années d’activité indépendante, sur une activité de marketing de réseau, et également 4 années en tant que vacataire à l’université. Autant vous dire que j’avais testé plusieurs statuts, mais celui d’entrepreneure 100 % indépendante, avec une offre à créer, jamais.

Pour autant, je sentais que j’avais une très forte envie d’entreprendre. Pour pouvoir véhiculer mes propres messages, me sentir libre et autonome dans l’organisation de mon activité, dans les personnes auprès desquelles je décide de m’entourer… Mon père était également entrepreneur, en tant qu’artisan. Peut-être m’a-t-il donné la fibre entrepreneuriale. En tout cas, mes compétences comportementales de persévérance, et de motivation à toute épreuve viennent bien de lui.

Au moment où je me lance, j’ai donc une brève idée de ce que je veux faire. J’y mélange plusieurs de mes compétences et appétences. Mais sans réelle stratégie définie. Je m’inspirais de beaucoup d’entrepreneurs dont je suivais les contenus pour créer mon offre. Et pourtant, je ne me rendais pas compte, qu’ils ne laissaient entrevoir de façon extérieure, que la partie immergée de l’iceberg. De ce fait, je tentais les mêmes actions qu’eux, mais avoir sans réfléchi en amont à toutes les stratégies qui posent le socle de mon offre.

Donc j’essaie, je teste, je me lance. Mes ateliers gratuits sont toujours très rapidement complets. Mais les ateliers payants ont du mal à trouver leur public. Au bout d’un an, je décide de prendre ce temps de recul pour analyser la situation, et voir ce que je peux améliorer. Une chose est sure, je veux rester entrepreneure. Et je veux vivre de cette activité d’indépendante. Donc, je ne peux pas faire que des ateliers gratuits.


Construire les éléments fondateurs de ma nouvelle offre

J’ai donc décidé de revenir en arrière, d’analyser ce qui ne fonctionne pas, pourquoi ça ne fonctionne pas, et voir comment je pourrais faire. Et pour ce faire, j’ai décidé de ne pas tenir cette réflexion seule, et de me faire accompagner par une structure d’accompagnement à la création d’entreprise.

Le temps de faire les démarches pour l’intégrer, j’avais déjà analysé en partie la situation. Et j’ai souhaité bénéficier d’un avis extérieur pour continuer à avancer.

L’accompagnement m’a permis de travailler sur des étapes préalables, auxquelles je n’avais pas pensé dans ma première offre.

J’ai donc réalisé l’étude de marché. Et notamment l’étude de la cible, de leurs besoins et de la concurrence. J’ai également testé mon offre. Ce qui m’a permis de l’affiner selon les retours qui m’avaient été faits.

J’ai également travaillé la stratégie commerciale. J’ai pu mettre en place un entonnoir de vente, avec des canaux de communication bien précis, qui ont chacun leur objectif, et je sais ce que je souhaite y partager comme contenu. J’ai adapté ces canaux de communication en fonction d’où se situe ma cible.

J’ai également penché sur les prévisions financières. Quel tarif est prêt à mettre le marché sur mon offre, quels sont mes couts, mes charges…

De penser au statut juridique qui serait le plus approprié pour moi

Bref tous ces éléments, invisibles pour les prospects, mais qui sont essentiels, pour tout entrepreneur qui souhaite se lancer. En ayant établi tout cela, tout en étant accompagnée, cela m’a apporté une réelle structure dans ma réflexion et dans mes actions, une méthode logique et efficace qui me fait aller dans le bon sens, et j’ai maintenant la certitude de répondre à un besoin existant, pour une cible définie.

Après tout ça, je me suis rendue compte que, j’avais beau savoir exercer mon métier – et mettre en œuvre mes compétences de facilitation en intelligence collective -, pour autant devenir entrepreneure, en était un tout autre. Et me faire accompagner par des professionnels a été salvateur pour moi.


Ce qui a changé

J’avais quitté mon activité salariée un vendredi soir. Et le lundi matin, je signais avec une coopérative d’activité et d’emploi, pour faire porter mon activité. J’avais découvert ce statut d’entrepreneur-salarié, sur recommandation. Et l’aspect puissance du collectif, tout en restant maitre de son activité d’indépendant, m’avait beaucoup séduit. Mais c’était avant de comprendre que ce statut arrivait peut-être un poil trop tôt par rapport à mes besoins, qui étaient de créer tous les éléments fondateurs de mon entreprise, que j’ai cités plus haut. J’ai donc terminé mon contrat avec la coopérative en question, et commencé l’accompagnement avec la structure suivante, spécialisée dans la création d’entreprise. L’étape 0, qui me manquait jusque-là.

Avec ce nouvel accompagnement, qui correspondait tout à fait à mes besoins, j’ai pu me rendre compte que je n’avais pas étudié si mon offre répondait à un besoin, ni même quelle cible je visais précisément. Et encore moins, s’il y avait un modèle économique viable derrière tout ça. On a pu travailler sur tous ces points. Maintenant, je suis plus assurée, en sachant que je réponds à une problématique existante – la solitude de l’entrepreneur -, et que je m’adresse à une cible spécifique – les solo-entrepreneurs à impact positif -.

Un autre élément a changé. Et celui-ci n’a pas de lien avec l’accompagnement que j’ai pu recevoir. Mais plus, à cause d’un élément extérieur, qui a changé pas mal de choses pour plusieurs d’entre nous. Un ennemi invisible s’est abattu sur le monde. Et il a fait fermer les portes de pas mal de lieux, en France, en mars 2020. J’étais alors en plein accompagnement, et notamment en phase de test de mon offre. J’avais trouvé un lieu qui pouvait accueillir nos ateliers. Et pourtant, il a fallu me décider : soit reporter le test à une date ultérieure inconnue. Soit maintenir le test de mon offre, mais cette fois-ci à distance. Et j’ai décidé de le maintenir. Nous avons donc réalisé ce test, à distance, sur la totalité du temps imparti. Et même si jusque-là, je ne jurais que par le présentiel, je me suis rendue compte que des résultats étaient possibles à distance. Certes, les échanges me semblaient moins puissants qu’en présentiel, mais c’était quand même possible. Et surtout, alors que je réfléchissais à un produit minimum viable, la version à distance, pouvait me permettre de largement limiter mes coûts, et gagner du temps. De plus, je me suis rendue compte que cela m’ouvrait les portes d’autres prospects, qui n’étaient pas uniquement dans un lieu géographique donné. Et j’ai donc revu ma copie sur cet aspect également de mon offre.


En tant qu’entrepreneur, il faut savoir faire preuve de persévérance, de résilience et avoir une capacité à rebondir de ses échecs. Aujourd’hui, je ne parle même plus d’échecs, mais plutôt d’apprentissages. Je ne regrette absolument pas d’avoir passé toutes ces étapes, avant de décider de pivoter. Cela m’a permis de comprendre l’importance de se faire accompagner, et de pouvoir aligner encore plus mon offre avec qui je suis.

En effet, être entrepreneur nous offre la superbe opportunité de pouvoir adapter son activité à soi, nos aspirations, nos envies etc… Et j’en ai profité, pour ma part, pour ajouter des éléments me définissant, et qui manquaient à mon offre. Notamment la partie organisation d’activité, et mon envie d’agir à mon échelle envers l’entrepreneuriat social. Pour en savoir plus sur ces éléments de fond, je vous invite à lire l’article qui en parle – au chapitre « Le pivot » -.


Et vous, avez-vous déjà pivoté dans votre activité ?
Quelle expérience en tirez-vous ?


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A bientôt,

Antonella
Facilitatrice de développement entrepreneurial à impact


Avec DevCo, je contribue à l’accélération du développement des entreprises à impact positif.

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