Comment passer à l’action ?

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Les articles de ce thème “DevCo“, vous permettent de découvrir qui je suis, en tant que fondatrice de DevCo, d’où je viens, quelles sont mes valeurs etc.


Cette série d’articles vous permet de découvrir les principes clés de DevCo.


Dans cet article, je vous donne des conseils pratiques pour passer à l’action dans vos tâches et actions, en tant qu’entrepreneur.


L’un des objectifs de DevCo est de motiver des solo-entrepreneurs à impact positif, à continuer à avancer, malgré les obstacles. Le passage à l’action est donc un élément important, que la force du collectif permet de mettre en œuvre. Mais, il y a aussi d’autres facteurs clés du succès d’une mise en action.

Avant de commencer à vous les citer, je voudrais juste préciser pourquoi, en tant qu’entrepreneur, il est important de savoir passer à l’action. On peut avoir mille et une idées. Sur le papier, ou dans votre tête, elles ne valent rien, tant qu’elles ne sont pas exécutées. Si vous voulez développer votre entreprise – et même plus largement accomplir n’importe quel projet, même dans votre vie personnelle -, il sera important de vous mettre en action. Si vous voulez des résultats, alors passez à l’action. Cela permet de transformer votre potentiel en résultat. C’est important de se former, d’apprendre, de chercher à enrichir ses connaissances. Mais ce qui crée une vie inspirante, ce sont surtout vos actions.

“Results come in action, not in discussion”

Tony Robbins

Si vous souhaitez quelque chose au fond de vous, et que vous ne vous mettez pas en action, vous risquez, soit de ne plus y penser. Dans ce cas, c’est que ce n’est plus, ou ce n’était pas si important que ça pour vous. Soit, au contraire, vous allez ressasser ce projet dans votre tête, de façon consciente ou non. Et cela risque de vous ronger de l’intérieur. Plus le temps passe, plus vous risquez d’avoir l’impression que ce projet est compliqué et long. Et les perspectives de réussite vous paraitront de plus en plus lointaines.

On peut tous avoir nos raisons de ne pas passer à l’action à certains sujets. Ce n’est pas le bon moment, pour l’instant on n’a pas le temps, l’énergie, les finances, le soutien, la motivation nécessaires… Et c’est comme cela que l’on procrastine. On remet au lendemain. Le lendemain arrivant, on remet à la semaine suivante, et ainsi de suite.

Par exemple, pour ma part, je rêve depuis longtemps d’apprendre le piano. Au début, je me disais qu’un piano ça prenait trop de place. Et puis, plus tard on m’a dit que je pouvais débuter avec un simple synthétiseur. Après, je me disais qu’il faudrait que j’apprenne d’abord le solfège. Et puis, j’ai entendu parler de méthodes qui permettent de ne pas passer forcément par cette étape. Et puis, après je me disais que je n’avais pas le temps d’aller faire des cours en dehors de chez moi. Et j’ai découvert quelques cours en ligne. Jusqu’au jour où, suite à un accident, je me suis fracturé deux doigts. Assez rapidement, j’ai repensé à mon envie d’apprendre le piano un jour. Au bout de plusieurs mois, on m’a enlevé le plâtre, j’ai fini la rééducation… et je ne me suis toujours pas mise à l’apprentissage du piano…

Dernier élément que je souhaitais vous partager avant d’entrer dans le vif du sujet, sur comment passer à l’action concrètement. Je voulais préciser la différence qu’il existe entre faire à son rythme, et procrastiner. La différence peut paraitre subtile, surtout pour une personne extérieure, sachant que nous n’avons pas tous les mêmes rythmes. Et qu’en tant que personne extérieure, on ne sait pas forcément ce qui se passe à l’intérieur de vous. Pour autant, la différence réside dans le fait que prendre son temps n’est pas perdre son temps.

Voici maintenant quelques conseils très pratiques, pour vous motiver à vous mettre en action. Chaque conseil pourrait faire l’objet d’un article plus détaillé en soi. L’idée de cet article n’est pas tant de vous détailler le mode opératoire de chacun de ces conseils. Mais plutôt de vous inspirer, pour vous mettre l’eau à la bouche. Et vous permettre de piocher les conseils qui vous parlent le plus, en fonction de ce que vous vivez en ce moment. Vous pourrez creuser plus loin ces conseils dans un second temps.


Avant de chercher à vous mettre en action

Avant toute chose, il est important de vous rendre compte que vous n’avancez pas sur certains sujets. Prenez conscience quand vous mettez quelque chose de côté… et que ce n’est peut-être pas la première fois.

Identifiez quel est le prix à payer si vous ne bougez pas. Et à l’inverse, réfléchissez, à quelle est la pire situation si vous passez à l’action. Préférez-vous alors vivre le pire en bougeant, ou ne rien faire du tout ?

Avant de vous mettre en action tête baissée, essayez d’identifier les freins, les peurs, les croyances limitantes que vous pouvez avoir en ce qui concerne le passage à l’action. Qu’est ce qui fait que vous n’y allez pas ? Ressentez-vous une peur de mal faire ? D’échouer ? De décevoir ? Avez-vous des doutes ? Ressentez-vous de la confusion ? Une inquiétude ? Si vous ressentez du stress ou tout autre frein, c’est que c’est une tâche importante pour vous. Ensuite, vous pourrez travailler sur comment faire pour les lever, et aller au-delà. Apprenez à gérer ces peurs et ces freins, dans un deuxième temps, pour aller de l’avant.


Les astuces pour passer à l’action

Si une action vous prend moins de deux minutes à faire, appliquez la règle des deux minutes. Faites-le tout de suite sans le planifier. Cela vous prendra plus de temps de le noter quelque part, de le planifier, ou de le laisser trainer dans votre tête – qui vous prendra de la charge mentale -, plutôt que le faire là tout de suite. Et après on n’en parle plus.

Pour des actions difficiles, sur lesquelles vous rechignez, vous pouvez appliquer la règle – oui une autre – des cinq secondes. Comptez jusqu’à cinq, puis mettez-vous en action. Un peu comme un top départ. Le plus dur est souvent le premier pas, une fois que vous êtes lancés, c’est plus simple. Mel Robbins, coach, et conférencière spécialiste en motivation a écrit un livre « 5 second rule » à ce sujet.

Cela pourrait paraitre presque une tautologie, pour autant, la meilleure façon de passer à l’action est tout simplement de se lancer. Essayer, faites le premier pas. Vous lancer c’est décider, prendre votre vie en mains. Être responsable et acteur de ce qui vous arrive. Vous verrez qu’une fois lancé, le plus dur aura été fait, en termes de motivation. Commencez par définir une première action. Quelle prochaine étape vous pouvez réaliser maintenant, dès aujourd’hui qui vous rende fier.

Quand vous vous êtes lancé dans un projet. Et que vous avez du mal à vous y remettre, rappelez-vous le sens de ce que vous faites. Pourquoi vous aviez initié ce projet. Qu’en attendiez-vous au début ? Cela permet souvent de prendre un temps de recul, pour se motiver à se remettre en action. Vous pourrez ainsi déterminer si vous êtes bien au bon endroit. Et aussi, si votre pourquoi est assez fort, pour continuer.

L’inverse fonctionne aussi. Vous bloquez à un instant T. Vous pouvez, soit revenir en arrière, comme on l’a vu juste avant, pour revoir les prémices du projet. Vous pouvez également regarder de l’avant, et identifier votre objectif d’évolution. Quelles conséquences, résultats, vous vouliez atteindre en vous impliquant dans ce projet ?

Quel résultat vous souhaitiez atteindre. Ou quelle récompense vous vous étiez fixé. Cela fonctionne également. Un bon moyen pour vous mettre en action, peut être de vous fixer des récompenses. Dès que je termine tel projet, je ferai ceci, ou je me paierai cela. Pensez à ces moments de célébration, qui ont également leur importance.

Au-delà des résultats et récompenses bien concrètes, vous pouvez également visualiser comment vous vous sentirez une fois que vous aurez réalisé la tâche en question. Fermez les yeux, imaginez que ça y est, vous l’avez fait. Que se passe-t’il en vous ? Quelles sont vos sensations ? A quel endroit de votre corps, cela se voit ?

Et effectivement, penser résultats nécessite d’y avoir réfléchi au préalable. Un grand classique, pour les cartésiens, comme moi, consiste à vous fixer des objectifs, pour vous donner un cap. Où souhaitez-vous planter le drapeau d’arrivée ? Pour cela, vous pouvez vous fixer des objectifs – du célèbre acronyme – SMART : Simples, Mesurables, Atteignables, Réalistes et Temporellement définis.

Vous arrivez à un moment où vous bloquez. Vous ne savez plus quoi faire, comment faire. Prenez un temps de pause pour analyser la situation avec un peu de hauteur. En voulant faire de trop grandes choses, et en restant à ce niveau de réflexion, cela mène de fait à la procrastination. Réduisez vos grandes actions, en petites tâches concrètes et détaillées. Et planifiez vos actions. Calez-les dans votre agenda. Donnez-vous des échéances.

La différence entre un rêve et un projet
C’est une date

Walt Disney

Le fait de décomposer pas à pas votre plan d’actions vous permet de le détailler le plus finement possible, jusqu’à ce que vous n’ayez plus de choix, que de réaliser les actions. Elles sont notées, elles sont très précises, vous voyez très concrètement ce que vous devez faire. Donc, il ne vous reste plus qu’à les réaliser. Pour ma part, une fois que j’ai découpé mes projets en petites actions, je me les attribue jour par jour, et c’est effectivement plus simple pour moi. Je prépare les actions à réaliser la veille au soir. Le lendemain matin, je sais exactement ce que je dois faire, sans avoir besoin d’attendre de me remettre dans le bain, pour me fixer des tâches.

Avancer pas à pas, est donc selon moi une des clés du succès vers le chemin de l’action. Ces petits pas vous permettent à la fin d’une période plus longue, de vous rendre compte que malgré tout, vous avez avancé. Même si de façon quotidienne, cela vous parait très peu. Au final, à la fin de l’année, ça fera certainement plus que si vous n’aviez rien fait. Avancez et conservez cette régularité en tenant compte des ressources dont vous disposez au moment où vous agissez. Puis, augmentez la cadence petit à petit. Contacter un prospect un jour. Puis, deux la semaine suivante. Et ainsi de suite, vous fera augmenter le rythme au fur et à mesure. Mais de façon exponentielle au final.

Apprenez à apprécier ce que vous avez réalisé jusque-là. On peut avoir tendance à nous focaliser – et culpabiliser – sur ce qui nous reste à faire. Des fois, il est bon de regarder un peu en arrière, pour se rendre compte du chemin parcouru, et de nos accomplissements.

Dans la même veine, apprenez à mesurer vos avancées. Mesurez les petites graines, petit à petit. Puis prenez du recul pour voir les fruits que cela aura apporté. Faites le point sur l’avancée du plan d’actions. Puis, ajustez selon la prise de recul sur vos avancées. Qu’est-ce que vous pouvez reproduire, dupliquer ? Qu’est-ce qu’il faut approfondir ? Abandonner ? Modifier ? …

Vous pouvez agir de façon totalement arbitraire. Ou à l’inverse, poser un cadre dans votre avancement. Par exemple, pour ma part, dans les grandes lignes, je préfère réaliser mes tâches de communication, d’organisation et administratives plutôt en fin de semaine. Et tout ce qui est production et prospection, sur la première partie de la semaine. Vous pouvez affiner par journée aussi. Par exemple, le matin, je me concentre plutôt sur des tâches qui demandent de la réflexion de fond, et pour lesquelles je suis seule. Et l’après-midi, je me rends disponible pour des tâches plus créatives, et des rendez-vous. Posez un cadre qui vous convient, qui est adapté à vous, votre mode de vie, vos préférences, votre rythme chronobiologique, vos contraintes…

Pour des actions récurrentes, sur lesquelles vous rechignez à vous y mettre, vous pouvez déterminer des déclencheurs. Vous accolez des actions sur lesquelles vous n’arrivez pas à avancer, à d’autres actions que vous faites quoiqu’il arrive. Par exemple, vous n’arrivez pas à tenir votre séance de méditation quotidienne. Accolez-là à votre brossage de dents matinal.

Une autre façon possible, mais pour laquelle, je ne suis pas une grande adepte, est de suivre la stratégie de la peur. Cela consiste à se forcer à faire quelque chose qui nous engage. Après, on n’a plus le choix. Par exemple, vous remettez à plus tard l’organisation d’un événement. Appelez le lieu pour réserver la salle. Vous serez engagé et vis-à-vis du partenaire, et vous n’aurez plus le choix. Vous devrez organiser et animer cet événement.

Une méthode, que j’affectionne tout particulièrement – à l’inverse de la précédente -, consiste à avoir un ou des partenaires de responsabilité. Vous vous engagez ouvertement envers d’autres personnes sur ce que vous allez faire. Cela va créer un sentiment d’engagement envers eux. Même s’ils n’ont rien à voir avec l’action que vous souhaitez réaliser. Et cela vous poussera à passer à l’action. J’ai, par exemple, utilisé cette façon de faire, quand j’ai décidé de quitter le salariat. J’avais un peu peur, mais au fond de moi, j’en avais grandement envie. J’ai commencé à en parler autour de moi, auprès de mon entourage proche. Ça m’a donné la motivation de vraiment le faire. Et au fur et à mesure, j’en parlais à de plus en plus de personnes. Jusqu’à vraiment m’engager, et me pousser à agir.

Vous pouvez aussi vous engager vis-à-vis d’autres personnes, en déléguant certaines tâches sur lesquelles vous procrastinez. Ces personnes auront des « comptes à vous rendre » sur le suivi de l’action déléguée. Et de votre côté, vous devrez vous rendre disponible pour indiquer les directives pour la réaliser.

Et si vous ne souhaitez pas aller jusqu’à engager d’autres personnes, vous pouvez vous engager vous avec vous-même, en énonçant à haute et intelligible voix – pourquoi pas, devant votre miroir, avec un air assuré – ce que vous allez réaliser. Vous pouvez également l’écrire, et apposer cette note quelque part, où vous êtes sûr de retomber.

Vous pouvez avoir l’impression d’être très occupé. Pour autant, vous n’arrivez pas à avancer sur certaines tâches, plus stratégiques. Est-ce que vos occupations actuelles concernent des actions qui auront des conséquences sur le très court terme ? Ou est-ce que vous arrivez à travailler sur des sujets dont vous ne ressentez pas encore les résultats, mais qui agiront sur du plus long terme ? Vous pouvez prendre conscience des tâches non productives. Et même, aller jusqu’à les chronométrer, pour vous rendre compte du temps que vous passez. Il existe des outils, comme Toggl, qui vous permettent de tracker le temps que vous passez sur certaines tâches.

Vous pouvez faire preuve d’autodiscipline. Cela implique de devoir des fois vous obliger à faire certaines choses. Nous avons un réservoir d’autodiscipline, qui décroit au fur et à mesure de la journée. Ou alors vous pouvez changer votre environnement. Dans ce cas, vous n’aurez pas besoin de puiser dans votre réservoir d’autodiscipline. Par exemple, de mon côté, j’ai décidé de ne plus recevoir de notification sur mon téléphone portable, autre que les appels téléphoniques, les SMS, et les messages WhatsApp de certaines personnes que j’ai choisies. Je n’ai plus à m’autodiscipliner dès que j’entends le bip de mon téléphone pour ne pas me tenter de regarder. J’ai changé mon environnement. Et sauf, pour les cas que j’ai cités, c’est moi qui vais regarder mes notifications lorsque j’ouvre les applications concernées. Mais ce n’est plus mon téléphone qui me dérange. Il existe des outils qui vous permettent de couper les distractions. Comme, par exemple, l’extension Google Chrome « News feed eradicator », qui supprime le fil d’actualité Facebook. Et vous permet de travailler sur vos actions professionnelles uniquement, quand vous vous y connectez, sans être tenté de regarder ce qui s’est passé sur le fil d’actualité.

Sachez accepter l’imperfection. Et préférez d’adopter l’amélioration continue. Vous vous êtes lancés, vous avez réalisé certaines actions. C’est très bien. Essayez de ne pas vous encombrer d’actions infinies sur un même projet. Sachez définir quand cette version est bonne pour se lancer. Et dites-vous que vous pourrez continuer à l’améliorer au fur et à mesure.


Savoir appuyer sur le bouton pause

Toutes ces astuces pour passer à l’action c’est bien. Mais pensez également à faire la paix avec les moments où vous n’avez pas pu avancer comme vous le souhaitiez. Sachez déculpabiliser. Nous ne sommes pas des machines, qui pouvons travailler sans pause. Nous sommes humains, avec tout son lot d’émotions, de hauts et de bas….

Il est également important de savoir s’écouter. Et de prendre le temps de s’arrêter quand on sature.

Sachez également avoir des temps dédiés à ne rien faire. Cela vous permettra de vous remettre en selle, avoir une vision plus claire, que si vous aviez continué, sans faire de pause. Cela peut concerner des petites pauses de, par exemple, dix minutes toutes les deux heures de travail. Mais également des pauses de travail, le weekend. Et même des plus grandes vacances, de façon plus ponctuelle, le reste de l’année.


DevCo vous permet de passer à l’action dans votre activité entrepreneuriale, de plusieurs façons, dans ce que je vous ai listé.

Par exemple, vous faites partis d’un collectif.

La notion de partenaires de responsabilités entre en jeu.

A chaque séance, vous faites le point sur vos avancées, vis-à-vis de vos pairs, et vous énoncez les sujets sur lesquels vous souhaitez travailler d’ici la prochaine séance.

Aussi, chaque séance d’échange entre pairs est planifiée, tout est prêt, vous n’avez qu’à participer à la séance, sans vous soucier des éléments logistiques.

Et bien d’autres éléments de motivation, que vous pouvez découvrir en prenant part à une séance DevCo.


Après tout ça, vous avez encore envie de procrastiner ?
Quelles astuces appliquez-vous déjà pour vous mettre en action ?
Quelles sont celles qui fonctionnent pour vous ?
En connaissez-vous d’autres que celles que j’ai répertoriées ?


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A bientôt,

Antonella
Facilitatrice de développement entrepreneurial à impact


Avec DevCo, je contribue à l’accélération du développement des entreprises à impact positif.

Ces articles de blog vous permettent de trouver de l’inspiration pour développer votre état d’esprit entrepreneurial, et des bons plans pour développer votre entreprise.

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