5 erreurs à éviter pour réussir sa campagne de crowdfunding

Temps de lecture estimé : 7 minutes

Les articles de ce thème « DevCo« , vous permettent de découvrir qui je suis, en tant que fondatrice de DevCo, d’où je viens, quelles sont mes valeurs etc. Et également découvrez-en plus sur les partenaires de DevCo.


Découvrez dans cet article les erreurs à ne pas faire pour réussir votre campagne de financement participatif, d’après Malaury, co-fondatrice du Studio Plouf, le studio de création des projets engagés, et également partenaire de DevCo.


Conformément aux contraintes éditoriales de ce blog, et notamment pour un confort de lecture de ces articles en audio via l’application Pocket, la lecture inclusive, chère aux engagements et aux convictions de Malaury, n’a pas été retenue.


Avant toute chose, commençons par les présentations. Je suis Malaury Morin, co-fondatrice de Studio Plouf et de Blutopia.

Studio Plouf est un studio de création à destination des projets engagés. Depuis sa création, on a accompagné des dizaines d’entrepreneurs dans leur lancement en campagne de crowdfunding, en créant leurs contenus, mais aussi en leur partageant des conseils personnalisés pour faire exploser les compteurs.

Blutopia est une association à but non lucratif, qui a pour mission de donner aux citoyens le pouvoir d’agir pour protéger l’océan. Afin de financer notre prochain documentaire sur les liens invisibles entre océan et alimentation, on a lancé “Le cadre photo qui ne sauvera pas l’océan” … en crowdfunding, évidemment !

Plutôt que de vous donner mes meilleures astuces, j’ai eu envie de vous partager les erreurs à ne pas faire pour réussir votre campagne de crowdfunding. J’ai sélectionné les 5 plus récurrentes. Spoiler : j’en ai moi-même commis quelques-unes.


Erreur 1 : Confondre communauté et cible

Il est crucial de bien travailler sa cible avant de se lancer en campagne de crowdfunding, même si vous avez déjà une communauté engagée autour de votre projet. Ça vous paraît contradictoire ? En fait, les membres de votre communauté ne sont peut-être pas les personnes qui seraient prêtes à payer pour soutenir votre projet, pour obtenir votre produit ou votre service. Posez vous les bonnes questions et adaptez votre stratégie en fonction.

Avec Blutopia, on s’est beaucoup reposé sur notre communauté existante, à savoir les personnes qui nous suivent sur Instagram, et qui sont inscrites à notre newsletter. Il y avait plus de 6 000 personnes au total. Alors, on était certains que ce serait suffisant pour atteindre notre objectif. Le problème ? On vendait des cadres photos à 85€ l’unité pour le plus petit, 120€ l’unité pour le plus grand. Et les membres de notre communauté sont, en grande partie, des étudiants. Plutôt que de faire un post Instagram, et des dizaines de stories chaque jour, on aurait sans doute dû concentrer notre énergie sur les propriétaires d’hôtels, de chambres d’hôtes ou de restaurants, plus à même d’investir dans de la décoration haut de gamme, et engagée, qui plus est.


Erreur 2 : Afficher un objectif trop bas

On conseille aux entrepreneurs que l’on accompagne de différencier l’objectif affiché de l’objectif réel. Concrètement, l’idée est d’afficher un objectif plutôt bas, qui sera atteint facilement, et de définir différents paliers qui permettront d’atteindre l’objectif réel, beaucoup plus ambitieux. Le but ? Atteindre les 100% rapidement, montrer que le projet intéresse, et attirer encore plus de contributeurs, à l’image d’un restaurant plein devant lequel la queue ne fait que s’allonger.

Néanmoins, il faut faire attention à ne pas afficher un objectif trop bas, surtout si vous avez choisi un objectif financier plutôt qu’un objectif de préventes. Une fois les 100% atteints, vous risqueriez d’avoir des réactions telles que “Génial, vous avez atteint votre objectif. Votre campagne cartonne !” Sous-entendu : “Vous n’avez plus besoin de moi.” Je vous assure, c’est du vécu. Il faut donc trouver un entre-deux, et communiquer explicitement sur les différents paliers et la nécessité de les atteindre.


Erreur 3 : Se décourager avant la fin

Une campagne de crowdfunding n’est jamais linéaire. Généralement, ça part sur les chapeaux de roue. Des dizaines de personnes contribuent dès les premières heures. Et quelques jours plus tard, ça commence à se tasser. Les contributions sont plus rares, jusqu’aux derniers jours, où ça repart de plus belle. C’est la fameuse courbe en U.

Si je vous dis ça, c’est pour vous convaincre de ne surtout pas vous décourager avant la fin, même si vous êtes dans le creux de la vague. Avec “Le cadre photo qui ne sauvera pas l’océan”, on a récolté 24% du montant global de la campagne sur les 24 dernières heures. On s’était fait à l’idée que l’on dépasserait à peine les 300%, et pourtant, on a terminé à 422% de notre objectif initial. Comme quoi, il ne faut jamais rien lâcher.


Erreur 4 : Tout miser sur la publicité

La plupart des entrepreneurs que l’on accompagne avec Studio Plouf sont persuadés que la publicité est une condition sine qua non à la réussite de leur campagne de crowdfunding. C’est faux. Certes, ça permet d’aller plus vite, de toucher plus de monde. Et encore, à condition que les publicités soient bien pensées et bien ciblées.

En tout cas, rien ne vous oblige à dépenser des centaines, voire des milliers d’euros dans des publicités Facebook, Instagram ou Google. Les alternatives ? Mobiliser votre réseau personnel et professionnel en envoyant des messages personnalisés, faire de vos parties prenantes les premiers ambassadeurs de votre projet, convaincre les journalistes en trouvant un angle original, aller à la rencontre de votre cible en ligne, mais aussi dans la vraie vie… Les possibilités sont nombreuses. Avec Blutopia, on a collecté plus de 20 000€ sans aucune publicité, alors maintenant, à vous de jouer !


Erreur 5 : Faire des prolongations

Vous vous étiez fixé 30 jours de campagne, mais à peine un jour avant la fin, vous vous dites que vous pourriez faire beaucoup mieux, toucher beaucoup plus de monde. Logiquement, vous vous apprêtez à prolonger la campagne de crowdfunding, juste pour quelques jours… Je vous arrête tout de suite. C’est une très mauvaise idée.

Pourquoi ? Si vous me lisez sur DevCo, c’est que vous lancez un projet à impact, un projet engagé, un projet social ou environnemental. Bref, appelez-le comme vous voulez. Quoi qu’il en soit, vous n’avez sans doute pas envie de ressembler aux gros mastodontes capitalistes qui jouent sur nos biais cognitifs pour nous vendre tout et n’importe quoi. Pourtant, prolonger votre campagne de crowdfunding, ce serait jouer sur le biais de rareté qui nous fait accorder une préférence disproportionnée à tout ce qui apparaît rare, en particulier parce qu’il ne reste plus beaucoup de temps pour se le procurer. Et ça, comme le dirait Loom, ça fait partie des dark patterns. Alors, tenez-vous-en à vos délais, et faites le maximum pour atteindre vos objectifs dans le temps imparti.


Et vous, quelles erreurs allez-vous éviter pour votre campagne de crowdfunding ?


Vous ne vous sentez pas encore tout à fait prêt à vous lancer ? Chez Studio Plouf, on a plein d’outils pour vous aider :


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A bientôt,

Antonella
Facilitatrice de développement entrepreneurial à impact


Avec DevCo, je contribue à la pérennisation et à l’accélération du développement des entreprises à impact positif.

Ces articles de blog vous permettent de trouver de l’inspiration pour développer votre état d’esprit entrepreneurial, et des bons plans pour développer votre entreprise.


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